ACTUALITÉ DU CABINET

Bébé à la tête plate...Conseils de l'Ostéopathe

Dès les premières semaines de bébé, il arrive que sa tête s’aplatisse. Cette plagiocéphalie positionnelle peut être traitée par l’ostéopathie, et avec d’autant plus de succès qu’elle est prise en charge tôt. Quand ? Pourquoi ? Comment ? Notre ostéopathe t’explique tout.

Si on observait bébé ?

La tête de bébé de quelques semaines commence à s’aplanir à l’arrière, à droite ou à gauche. Il tourne sa tête plus facilement d’un côté et il passe la majorité du temps d’éveil sur le dos appuyé dans un siège ou au sol.

Il y a de fortes chances que bébé ait développé une plagiocéphalie positionnelle (PP). Celle-ci est courante. Elle est caractérisée par un aplatissement de l’arrière du crâne (occiput), une oreille plus avancée et un bombement du front du même côté ainsi que par des asymétries du visage adaptatrices.

Il ne faut pas confondre la PP avec une « plagiocéphalie avec synostose », beaucoup plus rare, qui est une ossification rapide et prématurée des membranes entre les os du crâne du bébé, celle-ci devant  alors être prise en charge par chirurgie.

Pourquoi cette déformation ?  

  1. Le positionnement trop fréquent de bébé sur le dos
  2. Le manque de mobilité du cou, torticolis congénital.
  3. Le positionnement de bébé dans le ventre de maman : c’est la crise du logement, bébé a moins de place pour se développer harmonieusement.

« Léonie », toute mimi, 3 mois :
 À 3 mois, la petite « Léonie » arrive avec un aplatissement modéré de l’occiput à droite. Mise sur le ventre, elle n’y reste que quelques secondes et se bascule pour revenir sur le dos, la tête tournée à droite.  Au premier traitement, la base du crâne et le sacrum sont dégagés ainsi que ses omoplates et ses épaules ;  éléments les plus problématiques chez elle.  Les parents repartent avec des conseils de positionnement. Au deuxième traitement, 10 jours plus tard, « Léonie » peut rester 5 minutes sur le ventre, elle a amélioré sa fonction motrice et nous pouvons continuer sereinement la suite du traitement.

Quand consulter ?

Plus bébé est jeune, plus les traitements sont aisés et efficaces. N’attendez pas. En cas de doute, consultez !

Bonne nouvelle ! Il est possible de parer la plagiocéphalie, particulièrement pendant le premier mois de la vie.

Voici quelques conseils importants :

  1. La journée sous surveillance, couchez-le alternativement sur un côté puis l’autre, en favorisant le côté où il ne tourne moins sa tête.
  2. La nuit, ou lorsque vous le laissez seul la journée, laissez-le sur le dos ou mettez une cale (2 à 3 cm) sous son matelas au niveau de la tête du côté où il tourne facilement (sous l’action de la gravité, le poids de sa tête lui fera tourner la tête du côté opposé).
  3. Stimulez la rotation de la tête du côté où elle ne tourne pas spontanément  à l’aide d’un mobile, de la lumière d’objets attractifs, par l’allaitement etc… jusqu’à l’obtention de la symétrie, ensuite varier les stimulations.
  4. Prenez l’habitude d’observer la tête de votre enfant à partir du dessus pour détecter l’apparition d’une éventuelle asymétrie. Lorsque bébé conserve une bonne rotation du cou, un léger aplatissement de son crâne peut s’améliorer de façon considérable grâce au positionnement actif décrit plus haut.

Le traitement de la plagiocéphalie positionnelle dès ses premiers signes, c’est favoriser un bon départ dans la vie de votre bébé.  Ce n’est pas qu’agir sur le côté « esthétique ».

La plagiocéphalie engendre des compressions, des tensions sur l’ensemble du système corporel. On retrouve alors des asymétries posturales, une déviation de la mâchoire (susceptible entre autres, de nuire à la succion et à l’allaitement), des répercussions néfastes sur la vision de bébé, son équilibre, sa coordination, son schéma corporel, son sommeil, son humeur et même sa croissance

L'Ostéopathie et les Dents

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Depuis plusieurs années, des médecins et des dentistes ont remarqués une relation entre les malpositions des dents et les troubles de la posture.

Les mâchoires inférieures ou mandibules, sont la troisième paire de membres du corps, au même titre que les bras et les jambes. Partant de cette observation par rapport au développement embryologique, on peut aisément comprendre que l’occlusion dentaire, c’est à dire le contacte des dents l’une envers l’autre, peut interagir sur la structure même du crâne, du dos et du bassin, tout comme les membres inférieurs et supérieurs.

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Dans le cas d’une dysharmonie dans l’occlusion dentaire, dû à une mauvaise implantation des dents, une poussée de travers des dents définitives, d’un traumatisme au niveau des dents… on va recommander au patient de faire des traitements d’orthodontie. Traitements qui sont assés lourds pour une structure comme les mâchoires supérieures et inférieures, mais très souvent nécessaires. Les traitements eux même sont des traumatismes pour la structure buccale dans son ensemble.

A ce niveau l’orthodontiste et le dentiste agissent au niveau de ce qui est visible, tout comme le physiothérapeute travaille sur la récupération des grands mouvements. L’ostéopathe lui va travailler sur les petits mouvements qui permettent au grand mouvement de se faire dans sa globalité. Il va travailler après le dentiste pour faire le fine tuning de l’occlusion et enlever toutes les tensions qui ont pues être créées par les travaux effectués.

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On retrouve ça surtout chez les adolescents, mais les adultes ne sont pas épargnés pour autant. Pivots, implants, ponts et autres prothèses dentaire et traitement de canal, sont de très grandes raisons de mauvaise occlusion dentaire. Chez l’adulte, les effets peuvent aller des douleurs aux dents à des tendinites à répétitions au niveau des épaules, en passant par des douleurs cervicales et autre maux de tête et migraines.

Un traitement ostéopathique est à envisager en complément de l’orthodontie.

Sport et Ostéopathie, Pourquoi consulter?

Pas de staff de grands sportifs sans un ostéo attitré. En rétablissant un fonctionnement optimum du corps, l'ostéopathie permet d'optimiser les perfs et de limiter les blessures. Et si, nous aussi, on prenait rendez-vous ?

osteopathe

Quand on dit «ostéo», on pense souvent "mal de dos"

Certes, c'est l'une des grandes indications de l'ostéopathie... mais loin d'être la seule. "Fondée sur la capacité du corps à s'auto-équilibrer, l'ostéopathie permet de prévenir et de soigner de nombreux troubles physiques et agit également sur les plans nerveux, fonctionnel et psychologique", rappelle Aurore Sacarrère, ostéopathe DO spécialisée dans le sport au sein de la clinique Drouot et de Block'Out-Paris.

Comment ? En rétablissant la mobilité de tous les tissus - muscles, ligaments, fascias, organes, os, peau, vaisseaux sanguins et lymphatiques - car cet équilibre tissulaire est garant du bon fonctionnement de notre corps.

Avec quels outils ? Les mains, uniquement. "Avec elles, l'ostéopathe explore le corps à la recherche des zones qui présentent des restrictions de mouvement susceptibles d'altérer l'état de santé. Puis, par des manipulations douces et des techniques de mobilisation, il va réharmoniser ces structures", poursuit l'ostéopathe. En restaurant sa mobilité et son équilibre, le corps recouvre son fonctionnement optimal. On comprend mieux alors l'intérêt de l'ostéopathie chez le sportif, dont le corps est le véritable outil de travail. "Le champ d'action de l'ostéopathe est large chez le sportif : il peut agir à titre préventif, curatif et palliatif", ajoute notre expert.

Ok, mais aller chez l'ostéopathe, à quoi ça peut me servir concrètement ?

Optimiser mes mouvements

"L'ostéopathie peut permettre d'augmenter les performances pures en optimisant le fonctionnement biomécanique, le fonctionnement musculaire, la souplesse articulaire", indique notre expert. Toute perte de mobilité des articulations, des muscles, des ligaments, des viscères peut entraîner un déséquilibre du corps. Résultat : on compense, on adopte une mauvaise posture, nos mouvements sont limités, mal coordonnés, notre respiration étriquée. Au final, on n'utilise pas notre corps de façon optimale, ce qui freine, logiquement, nos perfs. De plus, ce déséquilibre et cette chaîne de compensations qui se crée autour peuvent entraîner des contractures et autres douleurs chroniques, elles aussi obstacles à nos perfs et parfois même à la poursuite de l'entraînement. En rétablissant l'équilibre tissulaire avec ses mains, l'ostéopathe va nous aider à mieux utiliser notre corps... et donc à être meilleures en action !

Éviter les blessures

"La restriction de mobilité peut entraîner un risque accru de blessure, car, par compensation, on adopte parfois une mauvaise position qui va entraîner l'usure prématurée de certaines zones", explique Aurore Sacarrère. En rétablissant la mobilité, l'ostéopathie permet donc de limiter cette usure propice aux blessures. Cette prévention passe aussi par l'expertise, car l'action de l'ostéo n'est pas seulement manuelle ; il est aussi là pour expliquer, conseiller. "De nombreuses blessures peuvent être évitées lorsque le sportif comprend l'origine de ses douleurs, le fonctionnement biomécanique de son corps et qu'il est éclairé sur les gestes à faire et à ne pas faire", estime notre spécialiste.

Et de citer le cas du running : "Un coureur peut avoir de nombreuses blessures à cause d'un mauvais choix de baskets, un mauvais échauffement... L'ostéopathe va observer et améliorer la gestion du mouvement, l'équilibre musculaire et articulaire, la coordination, la respiration. En s'intéressant à ces paramètres, il optimise la foulée, l'endurance, la résistance." Au final : moins de blessures et une performance globale améliorée.

Retrouver ma mobilité

Agir en prévention, c'est toujours mieux. Mais quand la douleur ou la blessure est là, il n'est pas trop tard pour aller voir son ostéopathe. "Il peut travailler sur toute douleur faisant suite à un traumatisme plus ou moins important : entorse, tendinite, contracture, torticolis, sciatique, costalgie (douleur au niveau des côtes), douleur coccygienne (coccyx)", rappelle Aurore Sacarrère. Mais aussi après une fracture ou une intervention chirurgicale. Et là où le kiné va se concentrer sur la rééducation de la zone blessée, l'ostéopathe lui va travailler sur le corps dans sa globalité afin d'en restaurer l'équilibre.

Prenons l'exemple d'une entorse de la cheville : l'ostéopathe va restituer la bonne mobilité articulaire de la cheville en travaillant sur les ligaments et l'articulation, mais aussi étudier la posture générale du corps. Car pour soulager le pied douloureux, le corps compense avec toute une série d'adaptations : au niveau du genou, du bassin (en faisant moins porter le poids du corps sur la cheville douloureuse), de la tête. Avec, à la clé, diverses douleurs, parfois même longtemps après l'entorse. Un petit tour chez l'ostéo va permettre de déceler et de corriger ces adaptations. Cela ne remplace pas la kinésithérapie, mais la complète.

Quand consulter ?

• Avant de me remettre au sport

• Pour préparer une épreuve

• Suite à une entorse, une fracture

• Suite à un traumatisme récent ou ancien, un choc, une chute

• En cas de douleurs articulaires ou musculaires

• Si j'ai du mal à respirer à l'effort, des points de côté réguliers

• Si j'ai du mal à récupérer entre les séances.

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